A notre sujet.
Lors des Rencontres Européennes " Un Lieux de Vie
" les responsables de ces lieux de vie pour personnes
mentalement déficientes se rencontrent et discutent
sur leur aménagement.
Ils souhaitent :
- Soit des communautés de vie propre qui proposent
des formes de vie alternative.
- Soit qu´ils assurent dans un cadre de vie habituel
mais compréhensif et protégé l´habitat, le travail
et le temps libre de ces personnes.
En plus, les résidents et les résidentes doivent pouvoir
être en contact avec l´extérieur :
Avec des personnes différentes
Avec des concepts diversifiés
Avoir la possibilité de choisir
Avoir une qualité de vie
Proposer une aide diversifiée aux personnes mentalement
déficientes doit prévaloir. Elle correspond à la diversité
des personnes. La caractéristique d'une société plurale
est qu´elle supporte non seulement une diversité de
style et de mode de vie mais qu´elle est aussi à même
de nous inculquer des valeurs culturelles différentes.
La possibilité de choisir appartient aussi à cette société.
Nous devons à ce niveau de constatation proposer une
vrai vie alternative.
Tous les concepts de ce domaine doivent répondre à ces
questions. De quelle manière répondent-ils aux attentes
et aux intérêts des résidents et résidentes mentalement
déficients ? Garantissent-ils une qualité de vie ou
bien la mettent-ils en danger ?
Il en résulte que les organismes médicalisés et de soins
ou les centres pour handicapés lourds se doivent de
diversifier leurs propositions.
Extrait du rapport final de la conférence internationale
" Un Lieu de Vie ", Septembre 1994 à Blankenberge/Belgique
Chacun à besoin d´un lieu pour vivre.
Il apparaît comme nécessaire pour ces centres de vie
pour personnes mentalement déficientes qu´ils soient
pris en compte dans une société qui est prête à se limiter
et capable d´imposer des frontières permettant aux personnes
handicapées d´obtenir un bienfait de leur vie.
Pour certains centres, des images directrices sont d´une
aide précieuse, comme par exemple une communauté tournée
vers la religion permet à ses résidents de vivre et
de travailler les uns avec les autres en s´acceptant
comme ils sont.
Développer les aides existantes
Naturellement les aménagements voudront être critiqués
lorsqu´ils tendent vers des " institutions totalitaires
" qui à travers un excès de contrôle et de pouvoir isoleraient
et mettraient sous leur tutelle tous leurs résidents
et résidentes handicapés.
La demande selon laquelle il serait normal que toutes
les personnes mentalement déficientes doivent habiter
et travailler dans des aménagements " normalisés " seuls
ou en petit groupe communautaire, est pleinement compréhensible.
Compréhensible est aussi l´idée que l'aide nécessaire
pourra se réaliser dans des lieux privés aménagés où
un service ambulant d´aide sera instauré et toutes les
personnes handicapées pourront prendre part dans leur
voisinage et leur environnement proche à la vie culturelle
et associative.
Eviter le surmenage.
Un tel concept n´est pas sans risque et sans danger.
A cause de l´ergonomie et de l´organisation particulières
de ces centres, les résidents et résidentes handicapés
peuvent être confrontés à une adaptation très dure.
Sous l´objectif " Normaliser " et " Intégrer " pouvons-nous
leur infliger un surmenage ?
La personne handicapée a cela de difficile qu´elle n´est
pas considérée comme un citoyen responsable et autonome.
Dans notre vie de tous les jours, un risque existe que
nous dépendions de plus en plus de ce qui nous entoure.
Ainsi, cette dépendance n´est pas encourageante et agit
comme un handicap supplémentaire.
Permettre un habitat alternatif.
Malgré une demande de création et de développement des
aides ambulatoires, des familles de proximités et de
lieu d´intégration, on ne peut considérer ces concepts
comme positifs que s´ils ne sont pas perçus comme des
communautés particulières.
Ils offriront à des personnes handicapées la possibilité
de vivre et de s´intégrer, lorsqu'elles vivront dans
des lieux visibles de tous dans lesquelles elles connaîtront
une aide et une communauté de liberté.
De telles infrastructures sont une forme alternative
dans le cadre d´offres d´aides multiples et de possibilités
de participation pour les personnes handicapées.
Le droit à l'autodétermination des personnes handicapées
ne peut s´exercer que si pour elles des options existent
à tout moment entre les offres d'aide et la possibilité
de vies organisées différentes.
Eviter les lieux de vie inhumain.
Les institutions spéciales pour les personnes avec un
handicap très lourd et des problèmes de comportement
massifs devraient être évités.
Chaque facteur de séparation, s´il sépare les " normaux
" des " handicapés " ou encore les " handicapés légers
et normaux " des " handicapés lourds " est un principe
arbitraire et inhumain. De plus il dissout les liens
sociaux importants pour la santé et le développement
de ces personnes.
Contact.
Les partenaires de ces rencontres Européennes " Un Lieu
de Vie " viennent de :
· Evangelische
Stiftung Neuerkerode 38173 Sickte, Deutschland
· Evangelisches
Diakoniewerk Gallneukirchen, 4210 Gallneukirchen, Österreich
· Fondation
Protestante Sonnenhof, 67242 Bischwillier/Cedex, Frankreich
· Herzogsägmühle,
86971 Peiting-Herzogsägmühle, Deutschland
· Die
Lebensgemeinschaft e. V. Münzinghof, 91235 Velden,
Deutschland
· Pándy
Kálmán Otthona, 7700 Mohàc, Ungarn
· SOS-Dorfgemeinschaft
Hohenroth, 97737 Gemünden, Deutschland
· Stiftung
’sHeeren Loo, 3800 AP Amersfoort, Niederlande
· Stiftung
Zur Palme, 8330 Pfäffikon/ZH, Schweiz
· Stiftung
Zürcher Kinder- und Jugendheime, 8004 Zürich,
Schweiz
· Verband
für Anthroposophische Heilpädagogik, Sozialtherapie
und soziale Arbeit e. V., 61209 Echzell-Bingenheim,
Deutschland
·
Zonnelied, 1761 Roosdaal (Borchtlombeek), Belgien
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